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Week-ends Parenthèse : une initiative imaginée par des élus pour les familles agricoles

Mis à jour le 22/12/2025

Et si, parfois, la première aide consistait simplement à offrir du temps pour souffler ? En 2025, la MSA Ardèche Drôme Loire a lancé, pour la toute première fois, les Week-ends Parenthèse : une action nouvelle, imaginée, portée et soutenue par des élus MSA. Pensée en réponse aux crises qui ont marqué l’année 2024, cette initiative s’adresse aux familles d’agriculteurs et de salariés agricoles particulièrement impactées.

Week-ends Parenthèse : une initiative imaginée par des élus pour les familles agricoles

 

Il s’agit d’une initiative nouvelle qui a été proposée aux familles d'agriculteurs et de salariés impactés par la crise en 2024 (inondation, FCO...).

Des familles du monde agricole et rural sont invitées à poser leurs valises au Domaine Lou Capitelle à Vogüé, en Ardèche.

Au programme : hébergement en pension complète, activités pour petits et grands, temps de détente, et surtout, la présence des travailleurs sociaux de la MSA, là pour écouter, accompagner et animer.

Mais ces séjours sont bien plus qu’une parenthèse dans des vies souvent rythmées par la ferme, les enfants, le travail. Ils deviennent un espace pour recréer du lien, partager des souvenirs, rompre l’isolement et recharger les batteries. Au-delà du séjour, des ateliers d'expression ont été proposés (activité physique, écriture, journal créatif, théâtre, yoga du rirre...).

À travers cette web-série en 5 épisodes, découvrez les visages, les paroles et les émotions de ceux qui ont vécu cette expérience.

Épisode 1 : Partir, enfin…

Aude et son mari exploitent une ferme dans la Loire. Le quotidien est exigeant, les journées longues, et les vraies vacances rares, voire inexistantes. Ils avaient déjà participé à un séjour de répit organisé par la MSA et, séduits par l’expérience, n’ont pas hésité à revenir.
« Souvent, on a la tête dans le guidon », raconte Aude. « Ces week-ends permettent de partir comme tout le monde, de se sentir un peu normal en famille. »
Entre promenades, activités et repas conviviaux, le couple savoure cette coupure bienvenue dans une vie où le travail ne laisse que peu de place à l’imprévu.

Épisode 2 : Convaincre, pour créer des souvenirs

Élodie est arrivée avec ses trois enfants. Son mari, éleveur, n’était pas convaincu de laisser la ferme le temps d’un week-end. Mais elle a insisté : « Il fallait qu’on s’offre une pause, qu’on crée enfin des souvenirs de famille. »
Pour ses enfants, c’était une première : partir en vacances, dormir ailleurs, découvrir de nouvelles activités. « C’était un vrai cadeau », dit-elle, émue. « On repart avec des rires, des moments précieux. Ça valait la peine de bousculer un peu nos habitudes. »

Épisode 3 : Une proposition au bon moment

Caroline est apicultrice en Ardèche. C’est grâce à un courrier de la MSA qu’elle a entendu parler des Week-ends Parenthèse. « Quand les enfants ont appris la nouvelle, c’était la fête à la maison ! »
Elle explique que ce dispositif est pensé pour s’adapter au rythme des exploitants : «Les dates tombent bien, en dehors des périodes de forte activité. Ça change tout. Pour une fois, on n’a pas eu à choisir entre le travail et la famille». Elle souligne aussi la bienveillance des organisateurs : « On se sent compris, soutenu. Ça donne envie de revenir. »

Épisode 4 : Des élus au service du concret

Derrière l’initiative des Week-ends Parenthèse, il y a aussi les élus de la MSA. Yves Lefrileux, délégué cantonal et administrateur, explique le sens de cette démarche :
« Être élu MSA, c’est représenter les adhérents, mais aussi agir pour eux. Ces Parenthèses sont nées de nos réflexions collectives. Ici, on voit concrètement l’impact d’une idée qui prend vie. Les familles repartent reboostées. C’est ça, le cœur de notre engagement. »

Épisode 5 : Accompagner, écouter, relier

Sylvia et Marjorie, travailleuses sociales de la MSA Ardèche Drôme Loire, étaient présentes tout au long du week-end. Leur rôle : animer des ateliers, proposer des moments de réflexion et d’échange, mais aussi être disponibles pour les familles.
« Les activités permettent d’exprimer ses émotions, de créer du lien, de rompre l’isolement », expliquent-elles. « Mais au fond, ce qui compte, c’est la simplicité de se retrouver ensemble, de partager un moment joyeux et apaisant. »
Pour elles aussi, c’est une expérience riche : « On repart touchées par les témoignages, les sourires, et avec la certitude que ce type d’action est indispensable. »